Résumé immédiat. Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 a créé l’article R.4463-4 du code du travail : en cas d’épisode de chaleur intense, une quantité d’eau potable fraîche suffisante est fournie par l’employeur, qui prévoit un moyen de maintenir l’eau au frais tout au long de la journée, à proximité des postes de travail. Le même décret a réécrit l’article R.4225-2 et l’article R.4534-143 des chantiers, avec ses trois litres par jour et par travailleur sans eau courante. Une fontaine sur réseau à réserve de froid tient ces exigences sans manutention.
Jusqu’en 2025, la chaleur au travail se traitait avec la règle générale : de l’eau potable et fraîche. Le décret du 27 mai 2025 ajoute un étage propre aux épisodes de chaleur intense, avec des mots nouveaux : quantité suffisante, maintien au frais toute la journée, proximité des postes, et des mesures d’organisation. Cette page lit ces exigences, montre où elles pèsent le plus, et décrit comment préparer un site avant l’été. Elle complète la page mère sur ce que le code du travail impose à l’employeur.
Décret du 27 mai 2025 : ce qui change pour l’eau au travail par chaleur intense
Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur, touche trois textes sur l’eau. Il réécrit l’article R.4225-2, en vigueur depuis juin 2025, en remplaçant « pour la boisson » par « se désaltérer et se rafraîchir ». Il réécrit de la même façon l’article R.4534-143 des chantiers. Et il crée l’article R.4463-4, réservé aux épisodes de chaleur intense. Le décret se lit sur Légifrance.
Le changement de but n’est pas un détail de rédaction. « Pour la boisson » visait la soif ; « se rafraîchir » vise la température du corps. L’eau devient un moyen de prévention du coup de chaleur, au même rang que l’ombre et les pauses, et l’employeur la fournit avec ce but. La lecture du mot « fraîche » hors période de canicule est sur la page eau fraîche et température.
« Quantité suffisante » et « maintenue au frais » : lire l’article R.4463-4
Le texte tient en deux phrases. En cas d’épisode de chaleur intense, une quantité d’eau potable fraîche suffisante est fournie par l’employeur. L’employeur prévoit un moyen pour maintenir au frais, tout au long de la journée de travail, l’eau destinée à la boisson, à proximité des postes de travail. Chaque mot ajoute une exigence à la règle générale : la quantité, la durée, le moyen, l’emplacement.
Quantité suffisante veut dire adaptée à ce que les gens boivent réellement quand il fait chaud, et non à une moyenne d’hiver ; le texte ne donne pas de litre, sauf pour les chantiers sans eau courante. Maintenue au frais tout au long de la journée exclut le pack posé le matin à l’ombre et tiède à quinze heures. Le moyen est libre : appareil réfrigéré, glacière, local frais réapprovisionné. Le résultat, lui, se constate à l’heure la plus chaude.
À proximité des postes de travail : le point d’eau se rapproche quand il fait chaud
La proximité figurait déjà dans l’article R.4225-4 ; l’article R.4463-4 la répète pour la chaleur, et le sens se durcit. Par temps ordinaire, une fontaine au bout du couloir se tolère. Sous quarante degrés dans un atelier, un salarié qui doit quitter son poste, traverser le bâtiment et revenir boit moins, et le risque augmente. L’eau se rapproche donc des postes exposés, quitte à ajouter des points de distribution temporaires.
Le nombre de points d’eau se recalcule pour l’été, avec les postes réellement occupés et les zones les plus chaudes : quai, toiture, four, ligne de conditionnement. La méthode de comptage, valable toute l’année, est sur la page combien de points d’eau potable par salarié. Un appareil mobile ou une fontaine à bonbonne réfrigérée renfort, le temps de l’épisode, complète les fontaines sur réseau fixes.
Chantiers, quais, entrepôts : l’eau fraîche là où la chaleur frappe le plus fort
Les postes en extérieur sont les premiers concernés : chantiers, espaces verts, livraison, quais de chargement, toitures. Sur un chantier sans eau courante, l’article R.4534-143 fixe un plancher de trois litres par jour et par travailleur, et l’épisode de chaleur intense pousse la quantité au-delà. Le régime complet des chantiers est sur la page eau potable sur un chantier.
À l’intérieur, les entrepôts sous bac acier, les ateliers avec fours ou presses et les cuisines professionnelles montent plus vite que les bureaux. Le point d’eau y demande une réserve de froid importante, parce que tout le monde boit en même temps à la pause, et un appareil fermé, facile à nettoyer, parce que la poussière et la chaleur accélèrent l’encrassement. Une fontaine à banc de glace répond à ces deux contraintes.
Horaires, pauses, tâches reportées : les autres mesures demandées à l’employeur
L’eau n’est qu’une partie du décret. Quand l’évaluation des risques identifie un danger lié à la chaleur, l’employeur adapte l’organisation du travail : horaires décalés vers les heures fraîches, pauses plus fréquentes, report des tâches les plus pénibles hors des heures les plus chaudes, adaptation des équipements et information des salariés. Ces mesures se préparent à froid, dans le document d’évaluation des risques, et s’activent quand l’épisode est annoncé.
Le CSE, quand il existe, est le lieu où ces mesures se présentent et se discutent, et le médecin du travail conseille sur les postes les plus exposés. Un employeur qui tient ces échanges à jour arrive à l’été avec un plan connu de tous, où l’eau fraîche a sa place, son emplacement et son responsable. La coupure d’eau en pleine canicule, cas concret et fréquent, est traitée sur la page que faire en cas de coupure d’eau.
Préparer l’été avec une fontaine à eau : capacité, réserve froide, entretien
Trois points à vérifier avant juin. La capacité de refroidissement de chaque appareil, rapportée à l’effectif de la zone et au pic de pause : une petite fontaine de comptoir qui suffit en mars fait attendre en juillet. La réserve de froid, plus grande sur un modèle à banc de glace que sur une détente directe. Et l’entretien : un filtre changé et un circuit désinfecté avant la saison servent une eau fraîche et saine quand la consommation triple.
Pour un site qui manque d’appareils l’été, la location saisonnière apporte une fontaine supplémentaire sur les mois chauds, installée sur l’arrivée d’eau la plus proche des postes exposés, puis reprise à l’automne. Les formules sont sur la page acheter ou louer une fontaine à eau, et une visite technique avant la saison chiffre l’ensemble : demander un devis.
Un besoin chiffré en une visite, sans engagement.
Questions fréquentes sur l’eau au travail en période de fortes chaleurs
Existe-t-il une quantité d’eau obligatoire par salarié en cas de canicule ?
L’article R.4463-4 demande une quantité suffisante, sans litre. Le seul chiffre du code du travail concerne les chantiers sans eau courante : au moins trois litres par jour et par travailleur, plancher qu’un épisode de chaleur intense conduit à dépasser.
Des bouteilles distribuées le matin suffisent-elles ?
Le texte demande un moyen de maintenir l’eau au frais tout au long de la journée. Des bouteilles tiédies à quinze heures ne tiennent pas cette exigence ; une glacière réapprovisionnée ou un appareil réfrigéré la tiennent.
L’employeur doit-il rapprocher les points d’eau des postes par forte chaleur ?
Oui. L’article R.4463-4 demande l’eau fraîche à proximité des postes de travail. Un point de distribution temporaire près des zones les plus chaudes répond à ce besoin.
Le décret s’applique-t-il aux bureaux ?
Oui. Le texte vise tous les employeurs soumis au code du travail. Un plateau de bureaux sous les toits ou sans climatisation entre dans le champ dès qu’un épisode de chaleur intense est constaté.
Trois questions sur les fortes chaleurs au travail
Quel article du code du travail traite l’eau en cas de chaleur intense ?
L’article R.4463-4, créé par le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025.
Quel but le décret a-t-il ajouté à la fourniture d’eau ?
Se rafraîchir, en plus de se désaltérer : l’eau devient un moyen de prévention du coup de chaleur.
Quelle technique de refroidissement offre la plus grande réserve de froid ?
Le banc de glace, adapté aux pauses collectives et aux zones chaudes.
Eric Alves
Président de Desaltera
Fontaines à eau sur réseau en B2B depuis Bagnolet : vente, location et entretien de parcs en entreprise, partout en France. Qui sommes-nous
Source : article R.4225-2 du code du travail, en vigueur depuis le 2 juin 2025, modifié par le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, Légifrance. Consulté le 4 septembre 2026.