Résumé immédiat. Le code du travail impose depuis le 2 juin 2025 une eau « potable et fraîche » pour que les travailleurs se désaltèrent et se rafraîchissent, sans fixer de température en degrés. L’article R.4225-4 place les postes de distribution près des postes de travail. En cas d’épisode de chaleur intense, le texte propre à la chaleur demande à l’employeur un moyen de garder l’eau fraîche toute la journée. Une fontaine à eau sur réseau refroidit l’eau en continu, sans stock à gérer, et répond aux 2 textes à la fois.
Oui, l’employeur doit fournir de l’eau fraîche : le mot est dans le texte, à côté de « potable ». La température, elle, n’y est pas, et c’est ce silence qui fait hésiter les entreprises entre le robinet, la bonbonne et l’appareil réfrigéré. Cette page lit le mot, explique ce qu’il impose selon la saison et le local, et décrit comment une fontaine tient la promesse toute l’année. Elle prolonge la page mère sur ce que le code du travail impose à l’employeur.
« Potable et fraîche » : les deux mots du code du travail
L’article R.4225-2 du code du travail, en vigueur depuis juin 2025, demande à l’employeur de mettre à disposition des travailleurs de l’eau potable et fraîche pour qu’ils se désaltèrent et se rafraîchissent. Potable renvoie à la qualité sanitaire de l’eau, celle du réseau public. Fraîche renvoie à un effet : se rafraîchir. Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 a d’ailleurs remplacé l’ancien but, « pour la boisson », par ces deux verbes, ce qui donne au mot « fraîche » un poids qu’il n’avait pas en 2008.
Aucun degré, aucune plage de température, aucune méthode de mesure : le texte s’arrête là. Un inspecteur ne sort donc pas un thermomètre, il constate. Une eau qui sort tiède d’un robinet plein sud en juillet rafraîchit peu ; une eau servie par un appareil réfrigéré rafraîchit, et personne ne discute. Ce silence du texte laisse à l’employeur le choix du moyen, avec une obligation de résultat sur la sensation.
Fraîche sans degré : une obligation de résultat pour l’employeur
Quand un texte donne un effet et pas une valeur, le juge et l’inspection regardent l’effet. La question posée sur place tient en une phrase : un salarié qui a chaud trouve-t-il, près de son poste, une eau qui le rafraîchit ? Si la réponse est oui, l’obligation est tenue, quel que soit l’appareil. Si la réponse dépend de l’heure, de l’étage ou de la saison, elle ne l’est pas toute l’année.
Cette lecture a un avantage pour l’employeur : elle se prouve simplement. Un appareil qui refroidit l’eau, placé à proximité des postes de travail comme le demande l’article R.4225-4, et entretenu sous contrat, apporte la réponse oui à chaque visite. Le raisonnement vaut aussi pour le nombre d’appareils, détaillé sur la page combien de points d’eau potable par salarié.
En été, l’eau du robinet au travail et la question de l’eau fraîche
L’eau du réseau public est potable, ce qui règle le premier mot. Sa fraîcheur dépend de tout ce qui se trouve entre la canalisation de rue et le robinet : la longueur des tuyaux, leur passage en faux plafond ou le long d’une façade exposée, un ballon d’eau chaude voisin, un local technique sans ventilation. En hiver, l’eau arrive fraîche presque partout. En été, dans un bâtiment de bureaux, elle arrive souvent à la température des murs.
Le bon réflexe consiste à faire le test au robinet le plus éloigné, un après-midi de chaleur, après une heure sans tirage. Si l’eau est franchement fraîche, un robinet propre et signalé suffit. Si elle est tiède, l’employeur a besoin d’un moyen de refroidissement pour tenir l’obligation, et l’appareil le plus courant reste la fontaine sur réseau, décrite sur notre page fontaines à eau.
Banc de glace ou détente directe : comment une fontaine à eau garde l’eau fraîche
Deux techniques refroidissent l’eau dans une fontaine sur réseau. Le banc de glace fait passer l’eau dans un serpentin plongé dans une cuve d’eau qu’un groupe froid maintient partiellement gelée : la réserve de froid est grande, elle encaisse une pause de trente personnes, et l’appareil se montre silencieux. La détente directe refroidit l’eau au contact d’un circuit frigorifique, sans cuve : la mise en froid est rapide, l’encombrement réduit, et la capacité se rapporte au débit de l’appareil plutôt qu’à une réserve.
Le choix dépend du rythme du site. Un self qui déjeune en quarante minutes, un atelier où tout le monde s’arrête à la même sonnerie, préfèrent la réserve du banc de glace. Un plateau de bureaux où les passages s’étalent sur la journée se contente d’une détente directe. Dans les deux cas, la fraîcheur ne dépend plus de la saison ni de l’étage, ce qui répond au mot du code sans discussion.
Un point d’eau près des postes : le placement compte autant que la température
L’article R.4225-4 fixe l’emplacement des postes de distribution à proximité des postes de travail, dans un endroit qui remplit toutes les conditions d’hygiène. Une fontaine glaciale au sous-sol, à trois étages des bureaux, refroidit très bien et rate l’objectif : personne ne descend, et l’eau fraîche reste théorique. Le placement fait partie de la réponse à la question de la température.
Un bon emplacement se reconnaît à trois signes : il se trouve sur le chemin naturel des pauses, il se voit depuis les postes, et il se nettoie facilement, loin des sanitaires et des stockages. Le même article confie à l’employeur l’entretien et le bon fonctionnement des appareils, la bonne conservation des boissons et la prévention de toute contamination : un contrat qui prévoit les visites et le changement des filtres couvre ce point, et notre service d’entretien en donne le contenu.
Fortes chaleurs : quand l’eau fraîche devient une exigence renforcée
Le décret du 27 mai 2025 a créé l’article R.4463-4 du code du travail. En cas d’épisode de chaleur intense, une quantité d’eau potable fraîche suffisante est fournie par l’employeur, qui prévoit un moyen de maintenir l’eau au frais tout au long de la journée de travail, à proximité des postes de travail. Le mot « fraîche » gagne ici un complément : maintenue au frais, toute la journée, et en quantité.
Un pack de bouteilles posé le matin sur un quai ne tient pas cette exigence à seize heures. Une fontaine raccordée au réseau, avec sa réserve de froid, la tient sans intervention. Les autres mesures du décret, horaires, pauses et organisation, sont détaillées sur la page fortes chaleurs et obligations renforcées de l’employeur.
Un besoin chiffré en une visite, sans engagement.
Questions fréquentes sur l’eau fraîche au travail
Le code du travail fixe-t-il une température pour l’eau au travail ?
Non. L’article R.4225-2 demande une eau potable et fraîche pour se désaltérer et se rafraîchir, sans degré ni plage. L’obligation porte sur l’effet, ce qui laisse le choix du moyen à l’employeur.
L’eau du robinet remplit-elle l’obligation d’eau fraîche ?
Oui quand elle sort fraîche, ce qui est le cas dans beaucoup de bâtiments en hiver. En été, dans un immeuble de bureaux, elle arrive souvent tiède, et un appareil de refroidissement devient le moyen le plus simple de tenir le texte toute l’année.
Une fontaine à bonbonne suffit-elle ?
Oui pour la fraîcheur, si l’appareil refroidit. Elle demande en revanche un stock, une rotation des bonbonnes et un nettoyage régulier du bac et du robinet, à prévoir dans l’organisation pour respecter l’article R.4225-4 sur l’hygiène et l’entretien.
Que change un épisode de chaleur intense ?
L’article R.4463-4 demande une quantité d’eau potable fraîche suffisante et un moyen de la maintenir au frais toute la journée, à proximité des postes de travail. Une réserve posée le matin ne suffit plus, l’appareil doit tenir dans la durée.
Trois questions sur l’eau fraîche et la température
Quelle température le code du travail impose-t-il pour l’eau fraîche ?
Aucune. Le texte donne un effet, se rafraîchir, et laisse le choix du moyen.
Quelle technique de refroidissement offre la plus grande réserve de froid ?
Le banc de glace, grâce à sa cuve d’eau partiellement gelée autour du serpentin.
Où l’article R.4225-4 place-t-il les postes de distribution ?
À proximité des postes de travail, dans un endroit qui remplit toutes les conditions d’hygiène.
Eric Alves
Président de Desaltera
Fontaines à eau sur réseau en B2B depuis Bagnolet : vente, location et entretien de parcs en entreprise, partout en France. Qui sommes-nous
Source : article R.4225-2 du code du travail, en vigueur depuis le 2 juin 2025, modifié par le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, Légifrance. Consulté le 4 septembre 2026.