Résumé immédiat. Sur un chantier du bâtiment et du génie civil, l’article R.4534-143 du code du travail, modifié par le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, impose à l’employeur de l’eau potable et fraîche pour se désaltérer et se rafraîchir. Quand l’eau courante est impossible à installer, la quantité mise à disposition est d’au moins trois litres par jour et par travailleur. Les conventions collectives nationales fixent les situations, notamment climatiques, où des boissons chaudes sont fournies gratuitement aux équipes. Une base vie raccordée accueille une fontaine à eau en location le temps du chantier.
Le chantier est le seul lieu de travail où le code du travail écrit une quantité d’eau. Partout ailleurs, la règle tient dans deux adjectifs, potable et fraîche ; ici, elle ajoute un volume par personne pour le cas où l’eau courante manque, et elle renvoie aux conventions collectives pour les boissons chaudes. Cette page donne le texte, distingue la base vie raccordée du chantier isolé, et décrit l’équipement qui tient l’obligation du premier au dernier jour. Elle complète la page mère sur ce que le code du travail impose à l’employeur.
L’article R.4534-143 : l’eau potable sur les chantiers du bâtiment et du génie civil
Le code du travail consacre aux chantiers du bâtiment et du génie civil un titre entier, avec une section sur les mesures d’hygiène. L’article R.4534-143, dans sa version en vigueur depuis juin 2025, reprend la formule générale : l’employeur met à disposition des travailleurs de l’eau potable et fraîche pour qu’ils se désaltèrent et se rafraîchissent. Puis il ajoute ce que le texte des bureaux ne dit pas : lorsqu’il est impossible de mettre en place l’eau courante, la quantité d’eau mise à disposition à cette fin est d’au moins trois litres par jour par travailleur.
Le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025 a réécrit cet article en même temps que l’article R.4225-2, avec le même but nouveau, se rafraîchir, à la place de la simple boisson. Le texte se lit sur Légifrance. Il s’applique à l’entreprise qui emploie les compagnons sur le chantier, sous-traitants compris, chacun pour ses propres salariés.
Trois litres par jour et par travailleur : la seule quantité écrite dans le code du travail
Ce volume ne vaut que dans un cas : l’eau courante impossible à installer. Sur un chantier raccordé, aucune quantité ne s’applique, parce que le robinet ou la fontaine fournissent sans limite. Sur un chantier isolé, une route, un réseau enterré, un site sans compteur, l’employeur doit apporter au moins trois litres par jour et par personne, et pouvoir le montrer : bons de livraison, relevé des volumes, nombre de bonbonnes consommées par semaine.
Le mot « au moins » compte. Trois litres forment un plancher, écrit pour une journée ordinaire ; par forte chaleur ou sur des tâches physiques, la quantité réellement bue monte, et l’employeur ajuste. Une entreprise qui livre à la quantité du texte et voit les bonbonnes vides à quatorze heures sait ce qu’il lui reste à faire. Le nombre de points de distribution, lui, suit la règle de proximité décrite sur la page combien de points d’eau potable par salarié.
Base vie raccordée au réseau : la fontaine à eau à la place des packs de bouteilles
Dès qu’une base vie dispose d’une arrivée d’eau provisoire, la solution la plus simple consiste à y poser une fontaine sur réseau. L’appareil se branche sur l’arrivée d’eau froide, filtre l’eau du compteur de chantier, la refroidit et la sert sans stock, sans rotation de bouteilles et sans montagne de plastique à évacuer. Le mot « fraîche » du texte est tenu par le groupe froid, y compris dans un bungalow exposé au soleil.
Un chantier dure quelques semaines ou quelques mois : la location courte durée s’adapte à ce calendrier, avec installation, entretien et reprise de l’appareil à la fin des travaux. Un modèle robuste, à banc de glace, tient la pause de toute une équipe à la même heure. Les formules, durées et conditions sont sur la page acheter ou louer une fontaine à eau.
Chantier sans eau courante : bonbonne, cuve ou livraison, et le suivi des quantités
Sans arrivée d’eau, trois moyens existent. La livraison de bonbonnes sur une fontaine dédiée, la plus courante, avec un refroidissement possible si le bungalow est alimenté en électricité. La cuve ou la citerne d’eau potable, pour les gros effectifs, avec un contrôle de la qualité de l’eau à chaque remplissage. Les bouteilles, pour un chantier de quelques jours, en gardant les bons de livraison.
Dans les trois cas, deux exigences restent : la fraîcheur et l’hygiène. Une bonbonne posée en plein soleil sert une eau tiède à midi ; une glacière ou un local ombragé, voire un appareil réfrigéré sur groupe électrogène, la gardent fraîche. Le robinet de la fontaine et le bac se nettoient, et les bonbonnes se stockent à l’abri. Le relevé des livraisons, semaine après semaine, prouve la quantité le jour où l’inspection le demande.
Travail en extérieur et chaleur : l’obligation de garder l’eau fraîche
Le décret du 27 mai 2025 a aussi créé l’article R.4463-4 : en cas d’épisode de chaleur intense, une quantité d’eau potable fraîche suffisante est fournie par l’employeur, qui prévoit un moyen de maintenir l’eau au frais tout au long de la journée de travail, à proximité des postes de travail. Sur un chantier, cette proximité se mesure en minutes de marche depuis la zone de travail, pas depuis la base vie.
Concrètement, cela pousse à multiplier les points de distribution mobiles, glacières ou petites fontaines, au plus près des équipes, et à en surveiller la température dans l’après-midi. Les autres mesures du décret, horaires décalés, pauses et tâches reportées, sont détaillées sur la page fortes chaleurs et obligations renforcées.
Boissons chaudes et conventions collectives : ce que le BTP ajoute pour l’employeur
Le second alinéa de l’article R.4534-143 renvoie aux conventions collectives nationales, qui prévoient les situations de travail, notamment climatiques, pour lesquelles des boissons chaudes non alcoolisées sont mises gratuitement à la disposition des travailleurs. L’hiver sur un chantier ouvert, le travail de nuit ou par grand vent relèvent de ce mécanisme, dont le détail se lit dans la convention applicable à l’entreprise.
Une fontaine à eau qui sert aussi de l’eau chaude couvre ce besoin sans bouilloire ni thermos : un café ou une soupe instantanée se préparent au bungalow. Le même appareil répond alors aux deux alinéas du texte, l’eau fraîche de l’été et la boisson chaude de l’hiver. Pour un chantier qui démarre, une visite technique chiffre l’installation en une fois : demander un devis.
Un besoin chiffré en une visite, sans engagement.
Questions fréquentes sur l’eau potable de chantier
Les trois litres par jour s’appliquent-ils sur tous les chantiers ?
Non. La quantité ne s’applique que lorsqu’il est impossible de mettre en place l’eau courante. Sur une base vie raccordée, l’eau est fournie sans limite par le robinet ou la fontaine.
L’eau du compteur de chantier est-elle potable ?
Elle vient du réseau public, donc oui, sous réserve d’un raccordement propre et d’une purge des tuyaux provisoires. Une fontaine avec filtration à la sortie du compteur ajoute une sécurité sur le goût et les particules des canalisations neuves.
Qui fournit l’eau quand plusieurs entreprises travaillent sur le même chantier ?
Chaque employeur reste responsable de ses salariés. En pratique, la base vie commune regroupe souvent le point d’eau, et la répartition des coûts se règle entre entreprises dans l’organisation du chantier.
Peut-on louer une fontaine pour la durée d’un chantier ?
Oui. La location courte durée couvre l’installation sur l’arrivée d’eau provisoire, l’entretien pendant les travaux et la reprise de l’appareil à la fin du chantier.
Trois questions sur l’eau potable de chantier
Quelle quantité minimale s’applique sur un chantier sans eau courante ?
Trois litres par jour et par travailleur, selon l’article R.4534-143.
Qui décide des situations où des boissons chaudes sont fournies ?
Les conventions collectives nationales, auxquelles l’article renvoie.
Quel appareil couvre à la fois l’eau fraîche et la boisson chaude ?
Une fontaine sur réseau froide et chaude, installée sur la base vie raccordée.
Eric Alves
Président de Desaltera
Fontaines à eau sur réseau en B2B depuis Bagnolet : vente, location et entretien de parcs en entreprise, partout en France. Qui sommes-nous
Source : article R.4225-2 du code du travail, en vigueur depuis le 2 juin 2025, modifié par le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, Légifrance. Consulté le 4 septembre 2026.