Résumé immédiat. Une étiquette d’eau gazeuse se lit sur 5 lignes : sodium, bicarbonates, calcium et magnésium, sulfates, minéralisation totale. La directive européenne 2009/54/CE fixe les seuils des mentions : « convient pour un régime pauvre en sodium » sous 20 mg de sodium par litre, « sodique » au-delà de 200 mg, « bicarbonatée » au-delà de 600 mg. Badoit publie 180 mg de sodium par litre. L’eau d’une fontaine filtrante Desaltera porte les minéraux du réseau de la commune, sans sodium ajouté : le charbon actif retient le goût de chlore et laisse passer les minéraux.
Badoit, S.Pellegrino, Perrier : trois noms qui reviennent avec les mêmes questions, bienfait, contre-indication, effet secondaire. La réponse est sur l’étiquette, dans les lignes de la composition et dans les mentions que la réglementation autorise. Cette page apprend à lire ces lignes, prend Badoit en exemple avec les valeurs que la marque publie, et compare avec l’eau du robinet filtrée d’une fontaine. Elle fait partie du guide eau filtrée et santé : ce qui est vrai, ce qui ne l’est pas.
Comment lire l’étiquette d’une eau gazeuse ?
Une étiquette d’eau minérale porte une analyse, en milligrammes par litre, et parfois des mentions. Cinq lignes suffisent à répondre aux questions courantes. Le sodium, pour qui surveille son sel. Les bicarbonates, qui font la réputation de certaines eaux à table. Le calcium et le magnésium, souvent mis en avant. Les sulfates, dont la teneur ouvre droit à la mention « sulfatée ». Et le résidu sec, qui dit la minéralisation totale, de très faible à riche en sels minéraux.
Les mentions ne sont pas libres. Une directive européenne adoptée en 2009 fixe, pour chacune, un seuil : « bicarbonatée » au-delà de 600 mg par litre, « calcique » au-delà de 150, « magnésienne » au-delà de 50, « sulfatée » au-delà de 200, « sodique » au-delà de 200, « fluorée » au-delà de 1 mg. Elle prévoit aussi « peut être laxative » et « peut être diurétique », sans seuil chiffré, et « convient pour un régime pauvre en sodium » sous 20 mg de sodium par litre. Lire une étiquette, c’est comparer ses lignes à cette grille. Le nom de l’eau compte aussi : la page eau de table ou eau minérale distingue les dénominations fixées par la loi.
Quelle eau gazeuse convient à un régime pauvre en sodium ?
La ligne sodium est celle qui décide d’une contre-indication au sens courant. La directive 2009/54/CE, relative à l’exploitation et à la mise dans le commerce des eaux minérales naturelles, réserve la mention « convient pour un régime pauvre en sodium » aux eaux qui en contiennent moins de 20 mg par litre, et la mention « sodique » à celles qui dépassent 200 mg. Entre les deux, aucune mention, et c’est le chiffre lui-même qu’il faut lire.
Ce que cela veut dire est établi : une eau riche en sodium, bue en quantité, apporte du sodium, et une personne au régime sans sel le signale au médecin qui l’a prescrit, l’étiquette en main. Ce qui n’est pas tranché, et que cette page ne tranche pas, c’est l’effet d’une eau gazeuse ordinaire sur la tension d’une personne en bonne santé. Là encore, l’étiquette donne le chiffre, le médecin donne l’avis, et la page suivante montre comment cela se lit sur une bouteille précise.
Quels bienfaits et contre-indications lit-on sur l’eau gazeuse Badoit ?
Badoit publie une analyse moyenne pour un litre : bicarbonates 1250 mg, calcium 153 mg, sodium 180 mg, magnésium 80 mg, chlorures 54 mg, sulfates 35 mg, silice 27 mg, fluorures 1,2 mg. Rapportées à la grille de la directive, ces valeurs dépassent les seuils des mentions « bicarbonatée », « calcique », « magnésienne » et « fluorée ». Le sodium, à 180 mg, se situe sous le seuil « sodique » et loin au-dessus des 20 mg qui autoriseraient la mention « régime pauvre en sodium ».
Le « bienfait » cherché par les lecteurs se lit donc ainsi : Badoit est une eau fortement bicarbonatée et calcique, et c’est une description de composition, en aucun cas un effet sur la santé. La « contre-indication » se lit de la même façon : son sodium la place hors des eaux adaptées à un régime pauvre en sel, et sa teneur en fluor, au-dessus du seuil « fluorée », est une information à donner au médecin ou au pédiatre quand la question se pose pour un enfant. L’étiquette dit tout cela, et rien de plus.
Comment lire les étiquettes des eaux S.Pellegrino et Perrier ?
Le mot « effet secondaire » vient du vocabulaire du médicament ; appliqué à une eau, il désigne ce qu’une composition peut changer pour une personne donnée. La méthode est la même pour S.Pellegrino, pour Perrier et pour toute autre marque : prendre la bouteille, lire les cinq lignes, comparer à la grille. Les deux marques publient leur analyse sur l’étiquette. Cette page ne recopie pas leurs chiffres : la bouteille les porte, à jour, et c’est elle qui fait foi.
Trois lignes concentrent les questions posées sur ces deux marques. Le sodium, pour les régimes sans sel, avec les seuils vus plus haut. Les sulfates, dont la teneur ouvre droit à la mention « sulfatée » au-delà de 200 mg par litre, et que certaines étiquettes accompagnent de « peut être laxative », une mention prévue par le texte sans seuil chiffré. Et le résidu sec, qui dit si l’eau est faiblement minéralisée, sous 500 mg par litre, ou riche en sels minéraux, au-delà de 1500 mg. Une eau sans mention particulière se boit comme une autre ; au-delà, le médecin lit l’étiquette avec vous.
Que contient l’eau du robinet filtrée par une fontaine ?
L’eau du robinet a aussi son analyse. Le distributeur la publie, commune par commune, avec les mêmes lignes : sodium, calcium, magnésium, nitrates, dureté. Sa composition dépend de la ressource, nappe ou rivière, et elle se compare ligne à ligne avec l’étiquette d’une marque. La fontaine filtrante n’y ajoute rien et n’en retire presque rien : le charbon actif retient le goût de chlore, les odeurs et les particules, et laisse passer les minéraux dissous.
C’est la différence de fond avec une eau de marque : la composition est celle du réseau local, sans sodium ajouté, sans bicarbonates de source, et le gaz est le seul ingrédient introduit par l’appareil. Une eau ainsi chargée de gaz carbonique sous pression répond à la définition du Larousse, rappelée sur la page qu’est-ce que l’eau de Seltz. Pour une personne au régime pauvre en sel, c’est l’analyse du distributeur qui fait foi, et elle est publique. Les cartouches au charbon actif compatibles avec les fontaines Desaltera, en granulés et en bloc, sont sur la page filtres pour fontaine ; elles se changent à date fixe pour garder un goût constant.
Que change une fontaine filtrante par rapport à une eau gazeuse de marque ?
Mise face à face, la comparaison tient en cinq lignes, comme une étiquette. Les minéraux : ceux de la source pour la marque, fixes ; ceux du réseau pour la fontaine, lus dans l’analyse locale. Le sodium : sur l’étiquette d’un côté, dans l’analyse de l’autre, jamais ajouté par l’appareil. Les bulles : figées à l’embouteillage, ou dosées au service par le carbonateur. Le chlore : absent d’une eau minérale, retenu par le charbon actif dans la fontaine. L’emballage : bouteille, transport et stock d’un côté, rien de l’autre.
Ce qui est établi s’arrête là ; ce qui relève du goût reste au lecteur, et la préférence pour les bulles d’une marque est une habitude respectable. Ce qui n’est pas tranché, à savoir qu’une eau de marque serait meilleure pour la santé qu’une eau du robinet filtrée, ne trouve aucun appui dans les étiquettes elles-mêmes. Les inquiétudes propres aux bulles, dents, os, ballonnements, sont reprises sur la page eau gazeuse et santé, et les modèles gazeux du catalogue sur la page fontaines à eau gazeuse.
Un besoin chiffré en une visite, sans engagement.
Questions fréquentes sur les étiquettes des eaux gazeuses
Badoit a-t-elle une contre-indication ?
Son étiquette donne 180 mg de sodium par litre, ce qui la place hors des eaux adaptées à un régime pauvre en sodium, mention réservée aux eaux sous 20 mg. Pour tout régime prescrit, le médecin lit l’étiquette avec vous.
Quel est le bienfait de Badoit ?
L’étiquette décrit une composition, fortement bicarbonatée et calcique, et non un effet sur la santé. Aucune mention de bienfait n’y figure, et cette page n’en ajoute pas.
S.Pellegrino a-t-elle des effets secondaires ?
La réponse se lit sur sa bouteille : sodium, sulfates et résidu sec, comparés aux seuils de la directive. Une personne au régime ou sous traitement montre l’étiquette à son médecin.
L’eau gazeuse de la fontaine contient-elle du sodium ?
Celui de l’eau du robinet de la commune, publié dans l’analyse du distributeur. L’appareil n’en ajoute pas : il ajoute du gaz, rien d’autre.
Quelle est la meilleure eau gazeuse ?
Cette page ne classe pas les marques : l’étiquette donne les critères. Le sodium compte pour un régime pauvre en sel, le résidu sec dit la minéralisation totale, la dénomination dit d’où vient le gaz. À la fontaine, l’eau gazeuse garde les minéraux de l’eau du robinet de la commune.
Quelle eau gazeuse contient le moins de sodium ?
Celle dont l’étiquette affiche la plus faible teneur en sodium. Sous 20 mg par litre, elle peut porter la mention « convient pour un régime pauvre en sodium ». L’eau gazeuse d’une fontaine garde le sodium de l’eau du robinet, publié dans l’analyse de la commune.
Trois questions sur les étiquettes des eaux gazeuses
Sous quel seuil une eau peut-elle se dire « convient pour un régime pauvre en sodium » ?
Sous 20 mg de sodium par litre, selon la directive européenne adoptée en 2009.
Que retient le charbon actif d’une fontaine, et que laisse-t-il passer ?
Il retient le goût de chlore et les particules ; il laisse passer les minéraux dissous.
Quelle ligne de l’étiquette dit la minéralisation totale ?
Le résidu sec, en mg par litre.
Eric Alves
Président de Desaltera
Fontaines à eau sur réseau en B2B depuis Bagnolet : vente, location et entretien de parcs en entreprise, partout en France. Qui sommes-nous
Source : article R.4225-2 du code du travail, en vigueur depuis le 2 juin 2025, modifié par le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, Légifrance. Consulté le 4 septembre 2026.