Résumé immédiat. « Eau de table » est un nom d’usage que le code de la santé publique ne connaît pas. Une eau minérale naturelle vient d’une nappe souterraine et se distingue par sa pureté originelle. Une eau conditionnée traitée se vend sous la dénomination « eau rendue potable par traitements », sans le mot minéral ni le mot source.
Quelle différence entre une eau de table et une eau minérale ? Au restaurant comme au rayon, le mot « eau de table » circule pour désigner une eau en bouteille ordinaire. La loi, elle, emploie trois noms précis, chacun avec ses conditions : eau minérale naturelle, eau de source, eau rendue potable par traitements. Ces noms viennent d’une directive européenne de 2009 et d’un article du code en vigueur depuis 2007. Les connaître aide à lire une étiquette en quelques secondes, et à comparer ces eaux avec celle du robinet, la plus contrôlée de toutes.
Qu’est-ce qu’une eau minérale naturelle ?
La directive 2009/54/CE la définit comme une eau d’origine souterraine, provenant d’une source exploitée par une ou plusieurs émergences naturelles ou forées. Elle se distingue de l’eau de boisson ordinaire par sa nature, sa teneur en minéraux et oligo-éléments, et par sa pureté originelle. L’exploitation de la source est soumise à autorisation. Le code de la santé publique, à l’article R.1322-2, ajoute qu’elle est microbiologiquement saine, de composition et de température stables.
Son étiquette porte sa composition analytique et peut afficher une mention de minéralisation, comme « très faiblement minéralisée » jusqu’à 50 mg/l de résidu fixe. La même directive interdit de lui attribuer des propriétés de prévention ou de guérison d’une maladie. L’étiquette indique aussi le lieu d’exploitation et le nom de la source.
Quand elle pétille, trois dénominations la décrivent : « naturellement gazeuse » si son gaz carbonique vient de la source à la même teneur qu’à l’émergence, « renforcée au gaz de la source », ou « avec adjonction de gaz carbonique » quand le gaz vient d’ailleurs.
Une eau de source obéit-elle aux mêmes règles qu’une eau minérale ?
Non, elle suit son propre régime : une eau souterraine conditionnée à la source, dans son état naturel. L’article R.1321-84 du code de la santé publique la veut microbiologiquement saine, protégée contre les risques de pollution et conforme aux limites de qualité fixées par arrêté.
La directive 2009/54/CE la décrit de son côté comme une eau destinée à la consommation humaine dans son état naturel, mise en bouteille à la source. Elle ne porte pas le mot minéral, réservé aux eaux minérales naturelles.
L’eau de table est-elle une eau minérale ?
Non, le mot minéral est réservé aux eaux minérales naturelles. Les autres eaux conditionnées, souvent appelées eaux de table dans le langage courant, se vendent en France sous la dénomination « eau rendue potable par traitements », complétée par l’indication des traitements, selon l’article R.1321-92 du code de la santé publique.
L’article R.1321-93 leur interdit tout ce qui prêterait à confusion avec une eau minérale ou de source : le mot minéral, le mot source, ou des propriétés favorables à la santé. Une version gazeuse existe, « avec adjonction de gaz carbonique ». Les étiquettes d’eaux gazeuses sont décryptées dans ce que disent les étiquettes.
Eau minérale ou eau du robinet : laquelle boire au quotidien ?
Toutes ces eaux sont potables, et l’eau du robinet l’est aussi. Elle compte parmi les aliments les plus contrôlés, sous la surveillance de l’agence régionale de santé, et sa qualité se lit commune par commune, en mairie et sur l’infofacture. Le choix relève du goût, de la minéralisation souhaitée et de la logistique : une eau en bouteille se transporte, se stocke et se recycle, quand l’eau du réseau arrive au robinet.
Pour comparer la minéralisation, les repères sont dans combien de ppm pour une eau potable. Au bureau, une fontaine sur réseau sert l’eau du robinet filtrée, plate ou gazeuse, sans bouteilles à stocker : Desaltera l’installe et l’entretient.
Réponse rédigée par Eric Alves, Président de Desaltera. Mise à jour le .
Sources vérifiées le 27 septembre 2026 : directive 2009/54/CE, articles 7 et 9, annexes I et III, code de la santé publique, article R.1321-92, article R.1321-93, ARS Île-de-France.
L’eau du réseau filtrée, plate ou gazeuse, sans bouteilles à stocker.