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Résumé immédiat. Le nombre de fontaines à eau utile à une entreprise se calcule en 3 étapes : compter les personnes qui se lèvent au même moment de pause, rapporter ce volume au débit d’eau froide par heure annoncé par le constructeur, puis vérifier la distance entre chaque poste et le point d’eau. Le code du travail impose de l’eau fraîche et potable à disposition des salariés, sans fixer de nombre d’appareils. Desaltera dimensionne après une visite du site, jamais sur un ratio.

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Dix personnes dans un même bureau, cinquante réparties sur deux plateaux, trois cents dans un bâtiment industriel : la question du nombre de fontaines à eau revient à chaque installation, et la réponse tient dans une méthode plutôt que dans un ratio. Cette page pose le calcul, ce qui le fait varier, puis un repère par effectif. Elle détaille le volet dimensionnement du guide fontaine à eau en entreprise, qui couvre aussi les obligations et le budget.

La méthode en 3 étapes pour compter vos fontaines à eau

Le calcul part de l’usage réel, pas de l’effectif inscrit au registre. Première étape : repérer le pic de pause. Dans la plupart des locaux, les salariés se lèvent aux mêmes moments, à l’arrivée, au milieu de la matinée, au déjeuner. Comptez les personnes qui viennent au point d’eau pendant ce quart d’heure le plus chargé, pas la consommation étalée sur la journée. C’est ce pic qui fait la file d’attente, et c’est lui qui décide si un appareil suffit.

Deuxième étape : rapporter ce pic au débit horaire d’eau froide. Chaque constructeur l’écrit sur la fiche technique de l’appareil, en litres par heure, avec la température d’entrée retenue pour la mesure. Un appareil qui refroidit moins vite que le pic ne le vide s’épuise avant la fin de la pause, et l’eau sort tiède. La page quel débit d’eau froide prévoir selon vos effectifs détaille cette lecture, banc de glace compris.

Troisième étape : mesurer la distance entre les postes et le point d’eau. Un appareil à l’autre bout d’un plateau, derrière deux portes, sert peu les personnes qui en sont loin, quel que soit son débit. Quand la distance dépasse ce qu’une personne accepte de parcourir pour un verre, il faut un second point d’eau, même si le premier a de la réserve.

Les trois etapes du calcul du nombre de fontaines a eau selon les effectifs
Le pic de pause se compte sur le quart d’heure le plus chargé, jamais sur la journée entière.

Le pic de pause compte plus que l’hydratation moyenne de la journée

La consommation quotidienne rassure et trompe. Ramenée à l’heure, elle donne un chiffre modeste que presque tout appareil absorbe. Le problème se voit à midi, quand vingt personnes arrivent en même temps avec une gourde, et que chacune tire plus qu’un gobelet. À ce moment précis, le débit instantané et la réserve d’eau froide sont les deux seules grandeurs qui comptent. Le reste de la journée, l’appareil est au repos.

Observer ce pic prend une semaine. Notez qui vient, à quelle heure, et avec quoi : un gobelet, une gourde, une carafe pour la salle de réunion. Une carafe remplie pour six personnes pèse autant que six passages individuels. Sur un site avec des horaires décalés, le pic s’étale et un appareil en couvre davantage. Sur un site où tout le monde déjeune à la même heure, il faut de la réserve, et la page une fontaine par étage ou une seule fontaine centrale montre comment la répartir.

La distance entre le poste de travail et le point d’eau

Un point d’eau se juge aussi à la marche qu’il demande. Passé une certaine distance, les salariés cessent d’y aller et gardent une bouteille au bureau, ce qui annule l’intérêt de l’installation. Cette distance n’a rien d’universel : elle dépend des portes à franchir, des escaliers, et de l’habitude de la maison. Le test le plus simple consiste à suivre le trajet depuis les postes les plus éloignés et à chronométrer.

Le bon emplacement se trouve sur un chemin déjà parcouru : l’entrée de l’espace de pause, le couloir qui mène aux réunions, le passage vers les sanitaires. La page où installer une fontaine à eau dans des locaux professionnels passe en revue ces emplacements, avec les contraintes d’arrivée d’eau et de dégagement. Les cotes d’approche pour un fauteuil roulant sont traitées sur fontaine à eau et accessibilité.

Un repère pour 10, 50 et 300 salariés, à confirmer sur site

Pour 10 salariés sur un même plateau, le calcul aboutit presque toujours à un seul appareil : le pic de pause tient en quelques minutes et la distance reste courte. Le choix porte alors sur le format, sur pied ou de comptoir, et sur les températures. Un appareil de comptoir posé près de la machine à café couvre ce cas, à condition que l’arrivée d’eau soit proche.

Pour 50 salariés, deux variables tranchent : le nombre d’étages et l’heure de pause. Cinquante personnes sur un seul plateau avec des horaires étalés se servent d’un appareil bien placé. Les mêmes cinquante personnes réparties sur trois niveaux, avec une pause commune, demandent un point d’eau par niveau, ou une réserve d’eau froide dimensionnée pour le pic. Le débit horaire du constructeur départage les deux options.

Pour 300 salariés, la question change d’échelle : on dimensionne un parc, pas un appareil, réparti par zone de vie, avec des appareils à gros débit près du self et des appareils plus légers dans les bureaux. La répartition se lit sur combien de fontaines pour plusieurs étages ou plusieurs bâtiments. Le code du travail, dans son article R.4225-2 en vigueur depuis juin 2025, demande de l’eau potable et fraîche pour tous, sans fixer de nombre d’appareils : c’est l’usage réel qui le fixe.

Repere du nombre de fontaines a eau pour 10, 50 et 300 salaries
Trois effectifs, trois logiques : le format, la répartition par niveau, le parc par zone de vie.

Un cas déroulé : quarante salariés sur deux niveaux, du pic de pause au point d’eau

Prenons une entreprise de services de quarante salariés, installée sur deux niveaux d’un immeuble de bureaux, avec une pause déjeuner commune. Première étape, l’observation : pendant une semaine, une personne note les passages à la machine à café, en l’absence de fontaine. Le pic tombe entre midi et midi et quart, avec la moitié de l’effectif qui se lève dans le même quart d’heure, gourdes comprises. Le volume à servir sur ce quart d’heure est additionné, gourde par gourde, gobelet par gobelet.

Deuxième étape, la fiche technique. Deux modèles sont en lice. Le premier annonce une réserve d’eau froide inférieure au volume relevé sur le quart d’heure : il servirait tiède en fin de pause. Le second annonce une réserve supérieure, avec un banc de glace qui se reconstitue avant la pause suivante. Il est retenu. Troisième étape, la distance : depuis le poste le plus éloigné de l’étage, le trajet jusqu’à l’emplacement du rez-de-chaussée passe par un escalier. L’étage reçoit donc un appareil de comptoir dans sa kitchenette, plus léger, dimensionné sur son propre pic.

Résultat : deux appareils pour quarante personnes, alors qu’un seul aurait suffi avec des horaires de pause étalés et un plateau unique. Le même effectif, dans un autre bâtiment, aurait donné une autre réponse. C’est ce qui rend tout ratio par salarié trompeur, et ce qui rend la méthode fiable : elle part de ce que les gens font, pas de ce qu’ils sont censés faire.

Format, températures et débit : ce qui change le nombre d’appareils

Le nombre d’appareils dépend aussi de ce qu’on leur demande. Une fontaine qui sert de l’eau chaude et de l’eau gazeuse en plus de l’eau fraîche attire plus de passages, parce qu’elle remplace la bouilloire et les bouteilles de pétillant. Le pic grossit. La page faut-il de l’eau chaude, gazeuse ou tempérée au bureau décrit ce que chaque option change à l’usage.

Le format joue sur la place et sur la hauteur de remplissage, rarement sur le débit lui-même, qui dépend du groupe froid. Un appareil de comptoir demande un meuble solide et une arrivée d’eau à portée ; un appareil sur pied se pose n’importe où sur le passage. La comparaison est sur fontaine sur pied ou de comptoir, et le dégagement à prévoir autour sur quel espace prévoir autour d’une fontaine à eau.

La visite technique qui fixe le nombre de fontaines à eau avant le devis

Aucun tableau ne remplace un passage sur place. Le technicien repère les arrivées d’eau, mesure les distances réelles, regarde où les gens font la queue à midi et où l’appareil peut respirer. Il repart avec un nombre d’appareils, un emplacement pour chacun et un débit à commander, ce qui donne un devis sans surprise à la pose. Desaltera chiffre après cette visite technique, sur la base du pic observé et jamais d’un ratio par salarié.

Pour préparer ce rendez-vous, rassemblez trois informations : l’effectif présent par jour et par zone, les horaires de pause, et un plan sommaire avec les points d’eau existants. Elles suffisent à cadrer la première proposition. Le catalogue des appareils, avec leur débit et leurs températures, se consulte sur nos fontaines à eau, et la visite se demande depuis la page demande de devis.

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Questions fréquentes sur le nombre de fontaines à eau

Existe-t-il un nombre de fontaines à eau obligatoire par salarié ?

Le code du travail, article R.4225-2, demande de l’eau potable et fraîche à disposition des salariés et laisse l’employeur choisir le moyen. Le nombre d’appareils se déduit de l’usage réel du site, pas d’un ratio réglementaire.

Un seul appareil peut-il suffire à 50 personnes ?

Oui quand elles sont sur le même plateau, avec des pauses étalées et un appareil dont le débit horaire couvre le pic. Sur plusieurs niveaux ou avec une pause commune, la réponse change.

Comment savoir si l’appareil en place est sous-dimensionné ?

L’eau sort tiède en fin de pause, une file se forme à midi, et des bouteilles réapparaissent sur les bureaux. Ces trois signes indiquent un débit ou une réserve insuffisants pour le pic.

Faut-il compter les visiteurs et les intérimaires ?

Oui, s’ils sont présents au moment du pic. Un espace d’accueil ou un atelier avec des renforts saisonniers se dimensionne sur la journée la plus chargée, pas sur l’effectif moyen.

Trois questions sur le calcul du nombre de fontaines à eau

Sur quelle période se compte le besoin ?

Sur le quart d’heure le plus chargé de la journée, celui de la pause commune, jamais sur la consommation moyenne.

Où se lit le débit d’eau froide d’un appareil ?

Sur la fiche technique du constructeur, en litres par heure, avec la température d’entrée retenue pour la mesure.

Un appareil avec beaucoup de réserve remplace-t-il un second point d’eau trop loin ?

Non. La distance décide autant que le débit : au-delà de ce qu’une personne accepte de marcher, il faut un second point d’eau.

Eric Alves

Président de Desaltera

Fontaines à eau sur réseau en B2B depuis Bagnolet : vente, location et entretien de parcs en entreprise, partout en France. Qui sommes-nous

Source : article R.4225-2 du code du travail, en vigueur depuis le 2 juin 2025, modifié par le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, Légifrance. Consulté le 4 septembre 2026.

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