Résumé immédiat. Une fontaine à eau sur réseau filtre l’eau du robinet avec 5 technologies, seules ou empilées : le préfiltre mécanique retient sable et rouille, le charbon actif retire le chlore et les goûts, l’ultrafiltration arrête les bactéries, l’osmose inverse retire les sels en solution et le calcaire, la stérilisation UV rend les micro-organismes inoffensifs sans rien retirer. Aucune ne fait tout : chacune laisse passer ce que la suivante retient. Desaltera monte sur ses fontaines des cartouches Filtropure et BWT qui réunissent plusieurs de ces étages dans un seul corps.
Le mot « filtrante » sur une fiche de fontaine ne dit pas grand-chose tant qu’on ignore ce que contient la cartouche. Un bloc de charbon, une membrane, une lampe : chaque technologie retire une famille de substances et laisse passer les autres. Cette page nomme les cinq technologies de filtration qu’une fontaine à eau sur réseau peut embarquer, dit ce que chacune retire et ce qu’elle laisse, puis renvoie vers le détail de chacune. Elle ouvre le guide fontaine à eau filtrante, qui aide à choisir un appareil selon son eau et son usage.
Les 5 technologies de filtration d’une fontaine à eau, de l’arrivée d’eau au robinet
L’eau du réseau entre dans la fontaine par un tuyau, sort par un bec, et entre les deux traverse une ou plusieurs cartouches. Cinq technologies se partagent le travail. La filtration mécanique, un tamis fin, retient les particules visibles : sable, rouille, débris de canalisation. Le charbon actif retient par adsorption le chlore, les goûts et les odeurs, et une partie des molécules organiques. L’ultrafiltration, une membrane à pores très fins, arrête les bactéries et les kystes de parasites. L’osmose inverse, une membrane plus serrée encore, retire les sels dissous, calcaire compris. La stérilisation UV, enfin, expose l’eau à une lampe qui rend les micro-organismes incapables de se reproduire.
Les deux premières se trouvent sur presque toutes les fontaines sur réseau, souvent réunies dans une seule cartouche. Les trois autres se rencontrent selon l’usage : la membrane d’ultrafiltration sur les cartouches haut de gamme, l’osmose sur les eaux difficiles, la lampe UV sur les appareils destinés aux lieux sensibles. La page filtration mécanique décrit le préfiltre, et la page charbon actif détaille l’étage que tout le monde possède sans toujours savoir ce qu’il fait.
Ce que chaque filtre retire, et ce qu’il laisse dans l’eau du robinet
Le tableau ci-dessous répond à la question que tout acheteur pose : ma fontaine filtrante retire-t-elle le calcaire, les bactéries, les pesticides ? La réponse dépend de la cartouche, jamais de la fontaine. Un charbon actif laisse passer le calcaire et les bactéries. Une ultrafiltration laisse passer le chlore, les nitrates et le calcaire. Seule l’osmose inverse retire les substances dissoutes, et elle retire en même temps les minéraux qui font le goût de l’eau. La lampe UV ne retire rien : elle neutralise.
Cette lecture évite deux déceptions courantes. La première est d’attendre d’un charbon qu’il adoucisse l’eau : le tartre dans la bouilloire reste. La seconde est d’attendre d’une membrane qu’elle améliore le goût : sans charbon devant, l’eau garde son chlore. Les pages ultrafiltration et osmose inverse détaillent les deux membranes, ce qu’elles arrêtent et le moment où elles deviennent excessives.
Filtre de goût ou barrière contre les bactéries : deux familles de cartouche
Les cinq technologies se rangent en deux familles selon la question à laquelle elles répondent. Le préfiltre et le charbon actif traitent le confort : une eau claire, sans goût de chlore, qui protège la machine du tartre et des dépôts. L’ultrafiltration, l’osmose inverse et l’UV traitent la sécurité microbiologique : une eau dans laquelle les bactéries ne circulent plus, ou ne se multiplient plus. Une fontaine de bureau raccordée à un réseau public sain n’a besoin que de la première famille. La seconde se justifie quand l’eau stagne, quand le public est fragile ou quand le réseau intérieur est douteux.
Un appareil de collectivité, en crèche, en établissement de santé ou en self, cumule souvent les deux : charbon pour le goût, membrane ou lampe pour la sécurité. Les fontaines Wintact du catalogue Desaltera embarquent une désinfection UV par LED à l’entrée d’eau et des becs protégés contre la rétrocontamination. La page stérilisation UV explique ce que la lampe fait, ce qu’elle ne fait pas et pourquoi elle se place au plus près du robinet.
Un même open space, trois eaux du robinet : le cas déroulé d’un choix de filtration
Prenons un plateau de quarante personnes, une fontaine tempérée et réfrigérée, et trois villes. Dans la première, l’eau est douce et peu chlorée : un préfiltre et un charbon suffisent, et la cartouche se change à date fixe. Dans la deuxième, l’eau est très calcaire : le même charbon retire le chlore, le tartre reste, et la fontaine demande un détartrage à chaque visite ou une cartouche à polyphosphate qui garde le calcaire en suspension au lieu de le laisser se déposer. Dans la troisième, l’immeuble a un réseau intérieur ancien : un préfiltre plus serré retient la rouille, et une membrane d’ultrafiltration sécurise l’eau du bec.
Aucune des trois configurations n’est meilleure qu’une autre : chacune répond à une eau. Ce cas montre la mécanique, pas une règle. Il dit aussi ce qu’aucune de ces trois fontaines ne fait : rendre l’eau plus riche en minéraux qu’elle n’entre. Seule une eau osmosée pose la question de la reminéralisation, parce qu’elle sort presque vide. Sur une eau du réseau simplement filtrée, les minéraux restent, et le goût avec eux.
Dans quel ordre l’eau traverse les cartouches d’une fontaine
Quand plusieurs technologies se cumulent, leur ordre compte autant que leur présence. Le préfiltre va en premier : il protège le charbon des sédiments qui le colmatent et la membrane des particules qui la rayent. Le charbon suit, avant toute membrane d’osmose, parce que le chlore abîme cette membrane. La barrière microbiologique, ultrafiltration ou UV, se place en dernier, au plus près du bec : tout ce qui se trouve après elle peut héberger une repousse de bactéries. La reminéralisation, quand elle existe, vient après l’osmose et avant la lampe.
Les cartouches composées suivent cet ordre à l’intérieur d’un seul corps. Les cartouches BWT Aqa Drink vendues par Desaltera enchaînent un préfiltre, un charbon actif et une membrane d’ultrafiltration, la version minéralisée y ajoutant un dosage de magnésium. La page dans quel ordre l’eau passe détaille ce qu’un montage inversé abîme, cartouche par cartouche.
Changer les filtres à date fixe, technologie par technologie
Chaque technologie s’use à sa façon. Le préfiltre se colmate et fait chuter le débit. Le charbon sature en silence : le goût de chlore revient, et rien ne l’annonce avant. La membrane d’ultrafiltration s’encrasse et demande un remplacement à échéance. La membrane d’osmose perd son rendement. La lampe UV perd de son intensité sans s’éteindre, ce qui rend sa date de remplacement plus importante que son voyant. Aucun de ces filtres ne prévient : le calendrier remplace l’alarme.
C’est la raison pour laquelle les fiches produit indiquent une capacité en litres et une durée maximale, et pour laquelle le contrat d’entretien de fontaine à eau Desaltera fixe le changement de cartouche à chaque visite, avec le détartrage et la désinfection du circuit. Les références compatibles avec chaque tête de filtre, Brita Purity, BWT ou Filtropure, se trouvent sur la page filtres pour fontaine à eau de la boutique. Un devis précise le nombre de cartouches par an selon la consommation réelle du site.
Un dernier repère sépare les technologies sur le terrain : ce qu’elles font quand elles lâchent. Un préfiltre colmaté coupe le débit, et l’équipe le remarque le jour même. Un charbon saturé laisse repasser le chlore, et personne ne le remarque avant des semaines. Une membrane fissurée laisse tout passer avec un débit normal, et rien ne le montre. Plus la technologie est fine, plus sa panne est discrète : d’où le remplacement des étages de sécurité à date fixe, sans attendre un signe qui ne viendra pas.
Un besoin chiffré en une visite, sans engagement.
Questions fréquentes sur les technologies de filtration
Une fontaine filtrante retire-t-elle le calcaire ?
Seule l’osmose inverse le retire. Le charbon actif et l’ultrafiltration le laissent passer. Une cartouche à polyphosphate le garde en suspension pour protéger l’appareil, sans le retirer de l’eau.
Quelle technologie arrête les bactéries ?
L’ultrafiltration et l’osmose inverse les retiennent physiquement ; la lampe UV les rend incapables de se reproduire sans les retirer. Le charbon actif et le préfiltre ne sont pas des barrières microbiologiques.
Faut-il plusieurs cartouches sur une fontaine de bureau ?
Le plus souvent, une seule cartouche qui réunit préfiltre et charbon actif suffit sur un réseau public. Les membranes et l’UV s’ajoutent pour un public fragile ou une eau qui stagne.
Comment savoir quelle technologie ma fontaine embarque ?
La fiche de la cartouche le dit : charbon, sédiment, membrane, polyphosphate. Le fournisseur la précise au devis, avec la capacité et la date de remplacement.
Trois questions sur les technologies de filtration
Quelle est la seule technologie qui retire les sels dissous et le calcaire ?
L’osmose inverse. Les autres les laissent passer.
Que retire une lampe UV de l’eau ?
Rien. Elle inactive les micro-organismes, qui restent dans l’eau sans pouvoir se reproduire.
Où se place la barrière microbiologique dans une chaîne de filtration ?
En dernier, au plus près du robinet, pour que rien ne repousse après elle.
Eric Alves
Président de Desaltera
Fontaines à eau sur réseau en B2B depuis Bagnolet : vente, location et entretien de parcs en entreprise, partout en France. Qui sommes-nous
Source : article R.4225-2 du code du travail, en vigueur depuis le 2 juin 2025, modifié par le décret n° 2025-482 du 27 mai 2025, Légifrance. Consulté le 4 septembre 2026.